La veritable histoire de

Furcy madeleine

 

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Cet article relate les dernières actions judiciaires de Furcy en 1845 après son procès de 1843 le déclarant « né Libre »

Il présente des documents inédits sur la vie de Furcy et de sa famille: son patronyme, son mariage, son décès, ses descendants, son activité professionnelle, ses acquisitions immobilières et ses achats d’esclaves.

Sur le plan juridique, à partir des attendus de nouveaux procès au civil en 1845, on découvre le positionnement très particulier de la justice coloniale à Bourbon.

Co-commissaire de l’exposition, chargé du scénario, de l’écriture des textes et du choix des documents d’archives, je mettrai en ligne prochainement ces textes.

Dernière modification

2 janvier 2020

Anne Marie Nelcy MADELEINE, petite-fille de Furcy.

Cliché vers 1900; Propriété famille Jangeerkhan

Anne Marie Nelcy MADELEINE, son mari, son fils Ernest

Cliché famille Jangeerkhan

Odette Noëlla MADELEINE, née en 1812, et son frère Raphaël Camille MADELEINE, enfants de Nelcie, arrières-petits enfants de Furcy.

Cliché famille Jangeerkhan

Etienne Toussaint HUARD, fils d’Annecy Béga, éventuel neveu de Furcy; épouse l’éventuelle fille de Furcy, Olympe Joséphine Béga, fille de Virginie. Ecrivain et marchand d’art à Paris.

Son père, Etienne Huard est l’huissier qui apporta à Lory le mémoire de Furcy en 1817.

L’exposition, organisée en partenariat avec les Archives départementales de La Réunion, est l’aboutissement des travaux de recherche menés par l’anthropologue et historien Gilles Gérard qui en a écrit le scénario.

Elle s’appuie également sur les travaux de Sue Peabody, historienne et universitaire américaine, auteure de Madeleine’s Children : Family, Freedom, Secrets, and Lies in France’s Indian Ocean Colonies et du chercheur Jérémy Boutier, auteur d’une thèse sur La question de l’assimilation politico-juridique de La Réunion à la métropole, 1815-1906 (Université d’Aix-Marseille) et de plusieurs articles sur Furcy.

 

Elle a pour ambition, à partir des sources disponibles, de donner à connaître la vie de Furcy, dans sa dimension singulière, prodigieuse et complexe, quitte à rétablir des faits et à briser quelques a priori : il n’a pas été un militant abolitionniste, il possèdera lui aussi des esclaves et finira ses jours dans une relative opulence

Elle a aussi pour  objet de replacer l’étrange histoire de Furcy dans le contexte des sociétés coloniales de Bourbon et de Maurice et de mettre en lumière une représentation de Furcy, souvent déformée, dans la mémoire collective.

Le parcours de visite est rythmé par les différents événements de ce combat juridique de 27 années : abus de pouvoir, faux documents, pressions exercées sur Furcy et sur sa famille…

Des pièces d’archives pour chacune des quatre sections de l’exposition, sont mises en avant pour étayer le propos des historiens et des fiches de salle sont consultables pour approfondir des notions ou des faits.